Marathon de Lyon : objectif manqué, chemin parcouru
J’avais remis mes baskets, renouvelé l’expérience et placé la barre plus haut : courir le marathon Run in Lyon avec un objectif de chrono plus ambitieux. Davantage d’entraînement, davantage de préparation, et cette petite voix qui disait : « Cette fois, ça va passer. »
Spoiler : mon chrono n’a pas lu le scénario.
Plus d’entraînement, mais pas le résultat espéré
Je m’étais entraînée plus intensément. Je voulais faire mieux. Pourtant, le jour de la course, mes genoux m’ont fait souffrir. J’ai persévéré dans la difficulté, mais je n’ai pas atteint le temps que je m’étais fixé.
Il y a eu de la déception. Quand on a consacré du temps et de l’énergie à un objectif, on aimerait que le résultat suive. Une petite équation rassurante : préparation + efforts = réussite. Sur le papier, elle est jolie. Sur le parcours, elle a parfois quelques kilomètres de retard.
Le parallèle avec l’entrepreneuriat s’est invité dans la course
Dans la vie d’une entreprise, on se fixe aussi des objectifs : développer une offre, trouver de nouveaux clients, lancer un projet, faire progresser son activité. On prépare, on ajuste, on s’investit. Et parfois, malgré tout ce travail, quelque chose échappe à notre contrôle.
Un calendrier change, une décision est repoussée, le contexte évolue. L’effort compte, mais il ne commande pas tout. C’est une leçon que je connaissais déjà en tant qu’entrepreneure. Le marathon me l’a rappelée d’une manière assez concrète. Mes genoux avaient décidé de participer au débat.
Un objectif reste utile, même quand on ne l’atteint pas
Ce chrono manqué n’efface pas les entraînements, les habitudes prises ni les choses apprises sur moi-même. Me fixer un objectif m’a mise en mouvement. Il m’a poussée à préparer autrement, à chercher comment progresser et à sortir de ce que je savais déjà faire.
Entreprendre produit souvent le même effet. Un objectif nous oblige à questionner nos méthodes, à créer, à tester une nouvelle idée. Le résultat peut être différent de celui qu’on espérait ; le chemin parcouru, lui, existe.
Chez GrainedePub, cette envie d’avancer nourrit aussi notre travail de communication. Nous imaginons, nous essayons, nous ajustons. Une idée évolue au contact du terrain, d’un retour client ou d’une contrainte. C’est souvent là qu’une autre piste apparaît.
Persévérer, c’est aussi savoir ajuster
J’ai continué malgré la difficulté. Mais ce que je retiens ne se résume pas à « serrer les dents ». Je ne veux pas faire de la souffrance un indicateur de réussite. Cette expérience me donne aussi envie de mieux écouter mes limites et de réfléchir à la suite avec davantage de recul.
Dans une entreprise, persévérer peut vouloir dire changer de méthode, revoir un délai ou demander de l’aide. Garder une ambition n’oblige pas à conserver exactement le même plan.
Et vous, que faites-vous quand le résultat ne suit pas ?
Avez-vous déjà beaucoup travaillé pour un objectif qui vous a échappé ? Qu’est-ce que cette expérience vous a appris ? Et comment avez-vous décidé de la suite : recommencer, ajuster ou prendre une autre direction ?
J’aimerais lire vos histoires. Parce que derrière les résultats qu’on affiche, il y a aussi tous les essais qui nous font avancer.
Mon objectif de temps n’a pas été atteint cette fois. Mon envie de progresser, elle, est toujours là.
Sonia, fondatrice de GrainedePub
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